Archive mensuelle de août 2007

Les cimetières de l’Hôtel Dieu

dsc01364ladansemaccabre.jpgLa danse maccabredsc00233.jpgdsc00235.jpg

L’Aître Saint Maclou de nos jours 

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Il avait son cimetière hors de la porte Cauchoise,on avait  l’habitude  d’y enterrer les pestiférés. Ce cimetière portait le nom de Saint Maur où s’élevaient trois chapelles , Saint Nicolas de Beauregard  ou de Beauvoir , Saint Etienne dîtes la chapelle de Limési, et  Saint Lazarre ou des trépassés.Il ne reste rien de ces chapelles.

Au cimetière autour de l’église Saint Maclou ,devenu  trop petit en raison des épidémies de peste, a été adjoint le terrain de l’Aître Saint Maclou bénit en 1357 ,( un des rares charniers médiéval subsistant) Trois galeries furent construite de 1526 à 1533,les combles servant d’ossuaire  Celle de 1640 n’avait pas la même fonction. 

L’Hôtel Dieu et les enfants

images.jpgL’Hôtel Dieu recevait les enfants trouvés , en très petits nombres,les petits bâtards,terme péjoratif.

Ils étaient élevés naturellement comme des enfants légitimes, et souvent on les légitimait même quand ils furent fils de prêtres.Des noms leurs étaient donnés, au lieu ou à la fête du jour où ils avaient été recueillis; Marie de Notre Dame,Pasquet du Vendredi Saint …Ils étaient mis en nourrice à la campagne ,chez des gens charitables , qui prêtaient serment de  bien les nourrir,et de » les garder de fortunes »

Cette charge fût ensuite attribuée en 1611 au bureau des pauvres valides , créé en 1553 pour secourir les miséreux

D’autres léproseries

images.jpgmaclououmalo.jpgSt Paul et St Maclou

La maladrerie de Bourdeny recevait les malades de trois paroisses, Saint Maclou, Saint Candé le Vieux,Saint Paul.

Celle de Darnétal, recevait les malades de Carville,,Longpaon, Saint Nicaise, Saint Vivien.

Celle de Sainte Venise  accueillait les lépreux de Saint Godard, Saint Laurent ,de Bois Guillaume.Il ne reste rien de toutes ces maladreries.

Le Mont aux Malades

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La disposition du prieuré de la Madeleine et de L’Hôtel Dieu est floue , nous savons que l’église donnait sur la rue de la Madeleine.

L’Hôtel Dieu n’acceptait pas tous le monde dans son enceinte,les lépreux étaient envoyés à la léproserie de Saint Julien , ou au Mont aux malades, les pestiférés allaient à la ferme d’Aulnay,les fous étaient d’après la coutume normande, gardés par les familles . S’ils devenaient dangereux, ils étaient internés aux frais de leurs parents ou des habitants de leur paroisse.

Le Mont aux malades,à l’ouest  de Rouen, était une léproserie du XIIè ,dans un prieuré sous l’invocation de Saint Jacques. Les chanoines de Saint Jacques s’étaient engagés à recevoir les lépreux sous condition que ceux ci embrassent la vie religieuse .La qualité de soin attira de nombreux malades qui furent logés dans les maisons particulières sur les hauteurs de Rouen .

Ainsi , 19 ou 21 paroisses (selon les sources) passèrent un contrat  avec les chanoines de Saint Jacques pour l’accueil des personnes , le Mont Saint Jacques devînt le Mont aux malades

Fondation de l’Hôpital du trésorier

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 Le prieuré de Saint Julien et le Livre des fontaines

Guillaume de Saane , trésorier de la cathédrale de Rouen, créa cet hôpital en 1277, qui pris le nom de « l’Hôpital du Roi ».

 Charles V donna le Prieuré de Saint Julien et la Salle des Pucelles à l’Hôtel Dieu en 1366

Une action de Philippe-Auguste

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Il donna aux pauvres de l’Hôtel Dieu en 1222,la chapelle de son château .

Cette chapelle,originairement fondée et dotée par les anciens Ducs de Normandie.Elle occupait toute la place de la Vieille-Tour, et transmise en 1204 au Château dit de La Fontaine Gaalor.

http://www.castlemaniac.com/histoire-medievale/histoire-medievale.php

La lèpre

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 Saint Martin embrassant un lépreux

Au XIe siècle, les croisades vinrent donner au fléau une violence et une intensité inconnues jusqu’alors et, d’un bout à l’autre de l’Europe, cette affection s’enracina profondément. En général, les villes, les bourgs et les villages étaient tenus de faire construire une petite maison de bois sur quatre pieux pour chaque lépreux. A la mort de son propriétaire, la maison et son contenu étaient brûlés. Le nombre de malades croissant, on les réunit dans des lieux clos appelés ladreries,  maladières, léproseries,ou mezelleries (lat. miselli : malheureux). Leur entretien en devint ainsi moins onéreux, leur séquestration plus sévère, les soins plus réguliers

 

Première trace trouvée

dsc01340.jpgRouen en l’an 1000

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Un hôpital fondé en 1050, près de la Fontaine - Jacob

En 1183,la fondation de la maladerie ou léproserie de Saint Julien, près de Rouen fût fondée par Henri II pour y mettre des filles lépreuses qui devaient être des religieuses et de noble race qui pris le nom de La Salle des Pucelles.

Le prieuré de la Madeleine comprenait dans son enceinte, l’Hôtel Dieu,qui conservera toujours dans le cours des âges le nom d’Hôtel Dieu,et la Madeleine, deux communautés , l’une de religieux , l’autre de religieuses.

La paroisse s’étendait au delà de la cité ,porte Saint Hilaire,sur un petit hameau  appellé Nid de Chien.

En 1195 , Richard Coeur de Lion donnait à l’Hôtel Dieu la ferme du  Grand Aulnay située à Grand Quevilly.

La lèpre fût une calamité aux XIIè etXIIIè.

 

Caractères communs

dsc01349.jpgirht072934v.jpgben.jpgSainte Magdeleine

Saint Louis

Le soin était confiés à des religieux ou religieuses,parfois même les églises ont été utilisés comme hôpitaux, simplement séparés par une cloison .

Dans les hôpitaux , il existait un bâtiment pour les malades et un pour les religieuses.

L’Hôtel Dieu portait au XIIè siècle le nom d’Hôpital Notre Dame, presque contiguë à la cathédrale, puis l’Hôpital de la Magdeleine , l’Archevêque de Rouen Eudes Rigault y aurait déposé en 1268 les reliques de Sainte Magdeleine que lui avait donné Louis IX de France ou Saint Louis.Ses premiers fondateurs ne peuvent être non plus que les archevêques de Rouen et leur clergé, le soin aux pauvres étant une des plus noble prérogatives du sacerdoce, le clergé prenait sur ses propres deniers l’entretien et la spiritualité .

Rapidement , le clergé s’est déchargé du soin de leurs hôpitaux sur les ecclésiastiques subalternes qui n’ont pas eu la vigilance et le désintéressement attendus, on leur a substitué presque partout des communautés régulières. 

Telle a été l’origine du prieuré de la Madeleine de Rouen , les chamoines fûrent introduits vers le milieu du XIIè.(Auvrai, le premier connu)

Sur ce sujet , nous ne parlerons que de l’Hôtel Dieu de Rouen , en évoquant son origine jusqu’à sa mort !

Le plus ancien Hôtel Dieu

 Le plus ancien hôpital de France est l’Hôtel Dieu de Lyon fondé en 542 par Childebert , fils de Clovis,et par sa femme la reine Ultrogothe.

Les édifices hospitaliers sont nombreux au moyen âge, le nom d’Hôtel Dieu était réservé particulièrement aux plus anciens établissements, dont certains avaient des affectations spéciales.

Les hospices situés en ville étaient des hôtels gratuits en principe mais payés par une aumône volontaire, ou le long des routes de pèlerinages , pour abriter les pèlerins et voyageurs .

De cette période , il ne reste rien, mais de nombreux hôpitaux du XIIè et XIIIè, conservent de notables parties.

En temps d’épidémie,on construisit des hôpitaux  temporaires où l’on reléguait les malades :lazarets « lieu de sante », une place à part réservée aux léproseries.

A Rouen il a existé de tout temps de nombreux hôpitaux dont l’origine si ancienne est difficilement repérable.Il est même à croire que pendant une période les évêques recevaient les malades soit dans leurs maisons cloîtres ou les chanoines vivaient en communauté et que l’on dut nommer Hôpitaux de Notre Dame , de tous  le plus ancien est l’hôpital Saint Martin, qui se trouvait dans le voisinagz de celui de la Madeleine.

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