Archive pour la Catégorie 'Les hopitaux'

Page 4 sur 7

Le lieu de Santé

Les travaux furent poursuivis jusqu’en 1677 , les dépenses montèrent à 250 000 livres.

Saint Louis comprenait d’après Delabarre dans son étude sur l’Hôtel Dieu de Rouen,les bâtiments au fond de la cour et deux ailes qui forment une saillie aux extrémités  et en arrière du bâtiment central,ainsi que le pavillonmoins le deuxième étage.

Saint Roch comprenait deux ailes extérieures qui s’allongeaient d’est en ouest ,et le bâtiment perpendiculaire à ces deux ailes .

Les premiers services du nouvel l’hôpital

c’est en 1668, que Saint Louis , Saint Roch rendit ses premiers services lors d’une épidémie de peste,venant de Picardie , par le transport de laine, elle ne dura que six mois , en janvier 1669, il n’y avait presque plus de malades .

Ainsi les moyens utilisés , dont le principal était l’éloignement dans un bâtiment sain , avait permis d’enrayé le mal.

L’Hôtel Dieu

dsc01402.jpgdsc013511.jpg

Plan du XVII au XIXè siècle

Je passe le descriptif de la construction , longue et fastidieuse.

Les batiments du XVIIè, Saint Louis, étaient en moellons revêtus de crépi de mortier à la chaux ,avec des encadrements des fenêtres en pierres. On note que le deuxième étage , et le pavillon où logeait Flaubert ne sont pas de la même époque.

En 1654, on construisit une des voûtes , vers la rue de la Fourchette ( quartier sud est , dans l’histoire de Rouen ,pour l’anecdote rue des Forcettes).Une autre arcade fut construite , ainsi qu’un nouvelle salle place de la Calende(La Madeleine).

 

La construction

dsc01406.jpg

Deux parties étaient prévues , l’une Saint Louis hôpital pour les malades de la peste , l’autre Saint Roch hôpital des convalescents.

L a première pierre de Saint Louis fût bénie par l’évêque d’Aulonne le 7 mars 1654, et posée par le Duc de Longueville ,gouverneur de la province le 11 mars.

Le 27 mars la première pierre était posée pour la maison des convalescents ,Saint Roch ,par Jean  Louis Faucon de Ris ,premier président du parlement.

Cet énorme projet ne fut pas complètement réalisé faute d’argent,mais aussi parce que la nécessite de cette construction ne se fit plus sentir.Dès que l’on put soigner  efficacement la maladie cessa

Enfin la décision!

dsc01399.jpgdsc01398.jpgdsc01327.jpgProjet d’Abraham Hardouin

Suite à l’épidémie de 1650 , la décision de la construction de l’Hôtel Dieu allait être prise  un siècle après l’élaboration du projet.

Il fallait en finir , la première idée de construire un grand hôpital était mis en délibération par la ville à chaque épidémie .Celle ci commençait  des réalisations imparfaites qu’elle laissait dès que l’épidémie diminuait. Un siècle que les terrains étaient achetés, construits de baraquements.

Le bureau de l’Hôtel Dieu et le bureau des valides , après délibérations , décidèrent du plan et de la distribution du futur hôpital . L’architecte Abraham Hardouin maître architecte présenta un plan qu’il présenta au maître d’ouvrage de la ville, Languedor. Le 27 janvier 1654 ,la décision de construire sans délai fut prise pour le soulagement et l’éloignement des malades pesteux, et de ceux qui » par le mauvais air de contagion « .

Les travaux commencèrent aussitôt, il fallait d’abord libérer le lieu de santé des baraquements et les transporter ailleurs.On organisa  un hôpital au lieu dit » au nouveau monde  » au Faubourg Saint Sever (rive gauche de la Seine)

 

La Madeleine

louis13a.jpgimageshd1.jpg

Louis XIII et la Madeleine devant le porche de la cathédrale

Un désastre matériel s’abattit sur l’Hôtel Dieu en 1624, un incendie qui dura six jours réduisit la Madeleine en cendres .Des quêtes des années précédentes sous forme d’impôts , de l’octroi du roi de 100000 livres, malgré les besoins accrus de l’hôpital ,une partie de ces fonds et grâce aux libéralités du roi Louis XIII, les lieux prieuré , salle des malades , église furent en partie réédifiés.

Une nouvelle épidémie se déclara en 1649.

Une idée de François Citoys germe dans son esprit

Medecin du roi ,il conseille un remède plus sûr, l’idée est de prendre un quartier à part et mettre en pratique les « pillules de tribus ».C’est à dire s’en aller loin des quartiers infestés , pour une mise en quarantaine allant jusqu’à trois mois  et revenir dès qu’il n’y aura plus de malade , Rouen se vida d’un tiers de sa population plusieurs fois , dont en 1621.

 Les maisons étaient l’objet de désinfection par le feu en fermant toutes les issues , nettoyages, bruler les ordures lits dans les cheminées ou devant la porte, désinfection par ébullition des vêtements ,linge.

Cette opération terminée, les parfumeurs comme on les appelait , se changeaient pour quitter la maison , et ne pouvaient rentrer chez eux que deux jours plus tard.

 

Remèdes dérisoires

opium.jpg

Mise à part l’intervention des chirurgiens sur les bubons , l’époque était dépourvue devant un tel fléau.

Un vieux remède de Galien , l’opium et clou de girofle , muscade ,aloes,menthe ect qui est donné.

Le Dr Jouyse en 1620, le modifia avec du jus de citron , de la conserve de roses,du safran qu’il faisait cuire doucement et le prescrivait à raison d’un dose avant le repas , à volonté après.

Autre remède le tabac

Les formes différentes de la peste

dsc01405.jpgc1.jpg

Marin Le Pigny  fut médecin au XVIè à L ‘HD 

Toujours selon les écrits du Dr Boucher:

 Une grande sensation de chaleur,fièvre, frissons qui donnaient le cri d’alarme, le visage livide, les malades devenaient prostrés avec de violentes céphalées, et délires.Si ce stade était était supporté , les bubons apparaissaient au deuxième ,troisième jour à l’aîne , l’aisselle , sous la gorge,derrière les oreilles ,avec des taches rouges violacées qui progressivement devenaient pustules , et phlegmons.

Il existait une  forme « éphémère » car elle pouvait durer peu de temps.

La forme putride était l’évolution décrite ci-dessus, l’évolution allait jusqu’à trois semaines.

 La peste annonciatrice d’une mort certaine ,  , était celle qui dès le début était marquée par d’ hémorragies et d’ éruptions sanguines .

La pire , est la forme hectique , la plus longue de toutes qui offrait un spectacle terrifiant, évoluant après les bubons  vers la formation de bulles noirâtres couvrant une partie du corps laissant après rupture une surface dénudée , point de départ de suppurations abondantes.Les malades ne succombant pas au départ de la maladie , présentaient des symptômes paralytiques et mourraient de septicémie.

 

 

 

Pourquoi une telle épidémie de peste ?

pestenoire.jpg

Pourquoi cette épidémie massive de 1616à 1623?

Le docteur Boucher l’attribue au manque d’hygiène ,à la malpropreté de la ville , où la misère et la disette sévissaient.De l’abscence de locaux pour recevoir les malades,l’insuffisance du service médical, à l’affluence des vagabonds,mendiants qui rôdaient dans les rues, il n’existait pas de « clouaques » dans la plupart des maisons.

« Et la peste est un mal supérieur parce qu’elle est une crise complète après laquelle il ne reste rien que la mort ou qu’une extrême purification. »

Antonin Artaud.

1234567



EXO-CONTACTS |
nouvelle vision |
CEVENNES ET CAUSSES |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les Vétérans de Napoléon 1er
| cours smi S3
| morenita1334