Archive pour la Catégorie 'Rouen'

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Période de guerre

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Le conflit 1914/1918 ensanglante l’europe entière amenant ses blessés et de l’augmentation de certaines maladies.

« À la veille de 1914, les Hôpitaux de Rouen sont structurés autour du Système Rouennais d’Assistance Publique, organisation mise en place en 1886 qui s’appuie sur la prééminence des secours à domicile et sur la coordination entre la politique sociale des Hôpitaux et celle du Bureau de Bienfaisance dans un double but de progrès social et d’économie.

Lorsque la guerre éclate, la ville de Rouen ne subit pas de bouleversements majeurs mais profite au contraire du conflit. Face à une cité somnolente, la guerre va en effet réveiller les énergies locales et ranimer des organismes périclitant.
Au niveau hospitalier, l’époque est caractérisée par un essor sans précédent de créations de lieux de secours à travers la ville et par une désorganisation complète de l’assistance hospitalière en place avant le conflit.
Bien que l’ Hôtel-Dieu et l’Hôpital complémentaire n°6 soient réservés en grande partie au service de l’Armée, le nombre de lits disponibles n’est pas encore suffisant et il apparaît donc nécessaire de trouver d’autres installations sanitaires pour les militaires. En premier lieu, on hospitalise des militaires dans des salles réservés habituellement aux civils, voire dans des services entiers, à l’Hospice Général et à l’Hôtel-Dieu. Toutefois, si une plus grande quantité de militaires peuvent être reçus à l’ hôpital, ce sont désormais les civils qui n’ont plus de lits. Des services de fortune sont organisés à l’Hospice Général dans les réfectoires des femmes septuagénaires, dans celui des incurables et dans différents services spécialisés (dermatologie, gynécologie, …). Toujours insuffisante, l’organisation hospitalière rouennaise va bénéficier d’une aide municipale qui met à la disposition des civils, blessés ou réfugiés des bâtiments publics tels des locaux scolaires (le Petit-Séminaire, le lycée de Jeunes-Filles, Join-Lambert, …). On réquisitionne les hôtels, on envahit les cliniques privées, quelques lits seront même installés dans des résidences de particuliers. Cet effort de création de centres de soins est orchestré par l’Armée, la municipalité, mais aussi par des initiatives privées presque toujours féminines (les  » Dames Françaises  » et les  » Femmes de France  » par exemple). Celles-ci ont pour but de soulager les maux physiques et moraux des soldats et victimes de guerre. L’une de ces structures, l’Union des Femmes de France, crée ainsi deux hôpitaux auxiliaires (les n°101 et 103), organisés dans les locaux de l’Ecole d’Instituteurs. La Société de Secours aux Blessés Militaires organise quant à elle trois hôpitaux : le n°1 dans le pensionnat Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, le n°6 à Join-Lambert et le n°10 à l’Institution Saint-Romain. L’assemblée des Dames Françaises fait de même avec les hôpitaux n°211, 213 et 214 organisés dans la clinique des docteurs Dérocque et Martin et à l’Hôpital Forbras.
D’autres établissements moins importants voient aussi le jour sur l’initiative de particuliers tel l’Hôpital international n°38 bis situé à L’Elysée Rouennais. La ville de Rouen semble ainsi mieux outillée pour faire face aux hospitalisations massives issues du conflit »

Aranaud Lecroq

 

Souvenirs d’un chirurgien de la Grande Guerre,
Albert Martin

Bertout, 1996
Agé de 48 ans à la déclaration de guerre, Albert Martin est une personnalité du monde médical rouennais. Il traite les blessés à l’Hôtel-Dieu de Rouen, avant d’être envoyé, à sa demande, dans une unité de première ligne

 
 

L’intérieur

p1030364.jpgp1030497.jpgLacuisine dsc014081.jpgLapharmaciedsc01431.jpgdsc01422.jpgLacuisinedsc01432.jpgdsc01433.jpgLes salles communesdsc01418.jpgLacourd’honneur

La carte postale comporte une erreur de date

De plus près, Flaubert arrivant à cheval!

dsc01478.jpgMerci à la DRAC

La grille d’entrée fut monté inachevée puisque le couronnement,qu’elle devait porter n’a jamais été exécuté,le travail fut confié à Pierre Moulin serrurrier (vers 1758)

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 Merci Nicolas pour cette participation Clin doeil

A la même époque

Approche de l’Hôtel Dieu en photos

dsc01430.jpgdsc01401.jpgdsc01414.jpgdsc01429.jpgdsc01409.jpgdsc01410.jpgdsc01416.jpgdsc01417.jpgDe 1850 à 1908

A cette époque , l’Hôtel Dieu avait ses propres jardins potagers fruitiers

Encore et toujours les épidémies

  Rouen fut frappé au XIXè siècle par des épidémies de variole en plus de celles du choléra .Cinq épisodes de variole d’une année de 1853 à 1895.La même question se posait toujours ,fallait-il isoler les malades?

Les varioleux ont été disséminés dans les différents services , la construction d’un lieu spécifique étant reportée d’années en années

Date Page Titre
22-03-1817  Par délibération administrative des hospices de Rouen, il est arrêté que l’hospice « dit d’Hummanité », reprendra son ancien nom; « l’Hôtel Dieu ».
12-01-1836  Obsèques de M. Le Prévost, médecin, à l’église St Maclou. Le Dr Hellis médecin chef de l’Hôtel Dieu a prononcé son éloge
16-04-1859  Au Conseil Municipal : avis favorable pour l’installation d’appareils d’éclairage au gaz dans l’Hôtel Dieu
15-08-1859  Un décret impérial vient d’élever M. Verdrel, maire de Rouen, au grade d’officier de la Légion d’Honneur ainsi que l’étoile de la Légion d’Honneur à M Achille Flaubert, chirurgien en chef de l’Hôtel Dieu
08-10-1887  Le Conseil Municipal d’hier a décidé la construction à l’Hôtel dieu d’un laboratoire d’anatomie

Le journal de Rouen

De nouvelles épidémies !

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 Exemple d’arrêté

En 1812 , la misère était partout à Rouen , le pain très cher 0, 8 F/kg pour un salaire de 2 F , Rouen est envahit par les prussiens .

En 1832, une épidémie de choléra arrive avec tous ses ravages et ses angoisses elle fut de courte durée.

Le Dr Hellis médecin chef de l’Hôtel Dieu, écrit »le choléra était officiellement-reconnu à Paris , et y exerçait de cruels ravages;les feuilles publiques semaient au loin la terreur sur toute la France,et chaque grande ville se jugeait moins privilégiée que la capital ,comptait au moins les mêmes calamités.Les esprits étaient en alarme ,les meilleures têtes frappées de vertige ,les imaginations en arrêt comme dans l’attente d’une catastrophe général ».

En avril 1832 , le Préfet fait placarder des affiches de « Police Sanitaire » qui indiquaient les moyens de se préserver et les conduites à tenir.

Rapidement l’épidémie s’abbat sur les plus pauvres et miséreux,les salles des hôpitaux se remplirent très vite.

Malgré les mesures prises , les médecins ne croyaient pas au caractère contagieux du choléra, les malades étaient mélangés , aucune précaution prise.

En 1849 , le choléra revient durant 18 mois.

Ce n’est qu’en 1892 avec une réapparition de l’épidémie que les premières mesures d’isolements et de désinfections furent prises.

Enfin , une vision de l’Hôtel Dieu

dsc01400.jpgCour d’honneurdsc01367.jpgRuede Crosnedsc01346.jpgVue générale

I l règne dans tout l’édifice une harmonie de style

La bibliothéque municipale

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flaubert.jpgleslivresdeflaubert.jpgp1080293fl.jpgflaubertacflophas.gif

Gustave Flaubert écrivain fils

Les livres de Flaubert

Achille Flaubert chirurgien fils

Achille-Cleophas Flaubert le père chirurgien,professeur

En 1809 , l’ouverture de la bibliothèque publique arrive dans ses nouveaux locaux à l’Hôtel Dieu.

Peu de temps après le musée fut ouvert.

« Le Musée occupe le « pavillon du chirurgien », construit en 1755 comme logement de fonction du chirurgien et de ce fait habité successivement par Claude-Nicolas LE CAT jusqu’en 1768, par Jean-Pierre DAVID, son gendre et successeur, puis à partir de 1784 par J.B. LAUMONNIER, enfin de 1816 à 1846, par Achille-Cléophas FLAUBERT.

De 1846 à 1882, Achille FLAUBERT, fils du précédent et frère de Gustave FLAUBERT, sera le dernier chirurgien résidant à l’hôpital. A sa mort, les bâtiments, tout en restant dans le domaine hospitalier, connaîtront des destinées moins nobles : laboratoire d’anatomie, internat. En 1924, une campagne de presse animée par l’académicien Georges LECOMTE entraîne une réhabilitation et une restauration de la chambre natale du romancier. En 1945, le regroupement dans l’appartement de diverses collections, jusqu’alors dispersées dans les services, en particulier celles des Docteurs LECAPLAIN et BRUNON, et l’ouverture au public de ce pavillon, signent la naissance du Musée. »(‘article Musée Flaubert sur le web)

 

La révolution

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La révolution éclata quelques années plus tard, les diverses possessions de l’Hôtel Dieu , les droits et privilèges qui faisaient le fond de ses revenus disparurent.En 1790 , la chapelle devient paroisse.

L’an II de la république française, l’Hôtel Dieu est réorganisé par un arrêté du Conseil Général de la Seine Inférieure avec un règlement pour l’administration et le régime intérieur de l’hôpital (1793) .

Un autre règlement  intervint en 1859, et l’Hôtel Dieu repris au cours du siècle la mission qu’il  accomplit jusqu’à sa fin.

La Madeleine

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 La Madeleine , style néo antique, l’église est un exemple du débat théorique de l’architecture sacrée au temps de Soufflot et de l’architecte des lumières Jean Pierre Mouilhesseaux .

Il restait à construire une chapelle, mais Mr  Parvy mourut , jean Baptiste Brument  se chargea de l’élaboration du projet , la vieille église démollit , le cardinal de La Rochefoucault posa la première pierre de la nouvelle en 1773;laconstruction dura jusqu’en 1781, avec des poses successives, les bas reliefs sont deMathurin Nicolas Maddoulet .Le même cardinal procéda à sa bénédiction qui était placée sous l’invocation de la Madeleine, le lieu de santé ;lieu d’asile pour les pestiférés la Madeleine protectrice des lépreux.

 

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