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Le passage Derocque

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Partie restée en l’état

Un regard sur le pavillon Derocque.

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La quatrième photo montre au 1er étage le bloc obstétrique gynécologie ainsi que les deux services.

Au 2ème ,se situe  l’unité hommes à droite le 34 , l’unité femmes à gauche le 36.Les services étaient chirurgicaux , traumatologie et abdominale, séparés par le bloc opératoire commun.

Au troisième , le service d’urologie fait de la même façon , et au quatrième , l’unité hommes 38, l’unité femmes 39, les services de l époque séparaient les hommes des femmes ,.

Le 34 et le 38 , le 36 et 39 soignaient les mêmes pathologies selon des gardes établies.Ces unités contenaient 40 lits.

Au quatrième étage on trouvait sur l’aile droite,  le service de neurochirurgie de 10 lits, avec un bloc spécifique à la spécialité.

Sur la première on aperçoit les obus d’oxygène qui alimentaient les services.

Les blocs occupent la partie centrale du lieu, mais vers les années 1974/1976 se pose le problèmes de la modernisation des blocs , salles septiques et aseptiques prévues , ils seront déplacés sur l’aile gauche du bâtiment ce qui a pour conséquence le déplacement des services et d’énormes travaux. 

Une nouvelle construction

numriser0057.jpgMerci NicolasRire

 Le Pavillon Derocque respecte l’ensemble de la disposition de l’Hôtel Dieu d’antan.dsc01423.jpg

En 1936 , on entreprend la construction de quatre étages pour la maternité et les services de chirurgies qui s’achèvera peu de temps avant la deuxième guerre mondiale .

Il sera occupé tout d’abord par les services de santé militaires français , allemands, américains jusqu’en 1946 .

D’une architecture en « dents de  peigne », la grande partie était parallèle à la rue Stanislas Girardin avec quatre ailes dirigées vers le sud .Bâtiment ensoleillé , il comprenait des chambres de six lits maximum, les hommes hospitalisés à l’ouest les femmes à l’est.

 

Période de guerre

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Le conflit 1914/1918 ensanglante l’europe entière amenant ses blessés et de l’augmentation de certaines maladies.

« À la veille de 1914, les Hôpitaux de Rouen sont structurés autour du Système Rouennais d’Assistance Publique, organisation mise en place en 1886 qui s’appuie sur la prééminence des secours à domicile et sur la coordination entre la politique sociale des Hôpitaux et celle du Bureau de Bienfaisance dans un double but de progrès social et d’économie.

Lorsque la guerre éclate, la ville de Rouen ne subit pas de bouleversements majeurs mais profite au contraire du conflit. Face à une cité somnolente, la guerre va en effet réveiller les énergies locales et ranimer des organismes périclitant.
Au niveau hospitalier, l’époque est caractérisée par un essor sans précédent de créations de lieux de secours à travers la ville et par une désorganisation complète de l’assistance hospitalière en place avant le conflit.
Bien que l’ Hôtel-Dieu et l’Hôpital complémentaire n°6 soient réservés en grande partie au service de l’Armée, le nombre de lits disponibles n’est pas encore suffisant et il apparaît donc nécessaire de trouver d’autres installations sanitaires pour les militaires. En premier lieu, on hospitalise des militaires dans des salles réservés habituellement aux civils, voire dans des services entiers, à l’Hospice Général et à l’Hôtel-Dieu. Toutefois, si une plus grande quantité de militaires peuvent être reçus à l’ hôpital, ce sont désormais les civils qui n’ont plus de lits. Des services de fortune sont organisés à l’Hospice Général dans les réfectoires des femmes septuagénaires, dans celui des incurables et dans différents services spécialisés (dermatologie, gynécologie, …). Toujours insuffisante, l’organisation hospitalière rouennaise va bénéficier d’une aide municipale qui met à la disposition des civils, blessés ou réfugiés des bâtiments publics tels des locaux scolaires (le Petit-Séminaire, le lycée de Jeunes-Filles, Join-Lambert, …). On réquisitionne les hôtels, on envahit les cliniques privées, quelques lits seront même installés dans des résidences de particuliers. Cet effort de création de centres de soins est orchestré par l’Armée, la municipalité, mais aussi par des initiatives privées presque toujours féminines (les  » Dames Françaises  » et les  » Femmes de France  » par exemple). Celles-ci ont pour but de soulager les maux physiques et moraux des soldats et victimes de guerre. L’une de ces structures, l’Union des Femmes de France, crée ainsi deux hôpitaux auxiliaires (les n°101 et 103), organisés dans les locaux de l’Ecole d’Instituteurs. La Société de Secours aux Blessés Militaires organise quant à elle trois hôpitaux : le n°1 dans le pensionnat Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, le n°6 à Join-Lambert et le n°10 à l’Institution Saint-Romain. L’assemblée des Dames Françaises fait de même avec les hôpitaux n°211, 213 et 214 organisés dans la clinique des docteurs Dérocque et Martin et à l’Hôpital Forbras.
D’autres établissements moins importants voient aussi le jour sur l’initiative de particuliers tel l’Hôpital international n°38 bis situé à L’Elysée Rouennais. La ville de Rouen semble ainsi mieux outillée pour faire face aux hospitalisations massives issues du conflit »

Aranaud Lecroq

 

Souvenirs d’un chirurgien de la Grande Guerre,
Albert Martin

Bertout, 1996
Agé de 48 ans à la déclaration de guerre, Albert Martin est une personnalité du monde médical rouennais. Il traite les blessés à l’Hôtel-Dieu de Rouen, avant d’être envoyé, à sa demande, dans une unité de première ligne

 
 



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